Et si...

                                                                            Et si...
Frustration, toi qui n'épargne que ceux qui t'ignore, toi qui ne s'éteint qu'une fois mort, toi qui existe dans l'absolue, toi que l'infini ne stoppe pas, toi que je hais, que j'évite, qui me détruit, je me retourne aujourd'hui vers toi, encore une fois. Un cycle, voilà dans quoi s'inscrit le chiffre trois, chiffre qui se répète une nouvelle fois, trois ans après ma première histoire, ma première fuite, mon dernier regret, tout se ressemble, et rassemble, trois ans de « vous », trois ans d'attentes, qui donneront lieu à une nouvelle fin inachevée. L'habitude de l'inaboutie me poursuit encore, et m'achève vraiment cette fois. Concevoir notre idéal m'a conduit à oublier qu'il n'était que mien, et que je devais l'en convaincre, cette omission est de trop, et implique beaucoup, j'ai perdu. Sonne la cloche, répète moi le son du temps qui s'arrête, je n'arrive pas à l'oublier, j'ai besoin de le réécouter, une nouvelle fois, une dernière. Prends moi en pitié, écoute mon cri, pardonne ma connerie, regarde la tienne de plus près, enfonce toi plutôt que de me défoncer, oublie moi plutôt que de m'accaparer, disparaît garce de douleur.
# Posté le jeudi 02 juillet 2009 06:53

" C'est une chose inconcevable, ma belle amie, comme aussitôt qu'on s'éloigne, on cesse facilement de s'entendre."

" C'est une chose inconcevable, ma belle amie, comme aussitôt qu'on s'éloigne, on cesse facilement de s'entendre."
Briser le dedans pour détruire le dehors, fine stratégie infiniment pensée, par hasard exécuté, qui ne sert de leçon à personne, pour une raison pourtant évidente, cette attirance n'est pas un choix, elle ne l'a jamais été. Tout est prétexte au jeu, même le paradis n'est qu'une partie de carte avec Dieu, où il bluffe, où l'on cherche à tromper, où l'un gagne, ou perd, rien ne s'aligne comme l'on aurait pu imaginer, mais cela ne me blesse plus, voilà un moment que je me laisse partir aux transports qui m'anime, ces artifices m'entraîne vers des passions dangereusement innocentes qui m'emportent loin. Je n'entends plus que le vide, le vide incontestablement présent, si oppressant qu'il m'étouffe par l'espace qu'il annonce devant moi. La solitude me pèse, ma vie m'ennuie, et lui me détruit, alors laisse moi gagner une fois, une seule fois, cède moi le jeu, donne moi les cartes, j'apprendrais à jouer mieux après, il faut que je m'entraîne, pour ne plus me laisser entrainer par ces conneries d'histoires, ces bêtises auxquelles je me suis mise à croire. Rends moi forte, détache moi de la matière, permets moi de distancer mon âme dans la course qui nous réunie aujourd'hui. Prière vaine, appelle sans écho, vidée de sens, comme si je n'existais plus, comme s'il avait oublié notre partie, connerie de Dieu, seigneur des croyances creuses, tu n'as d'existence que dans leurs têtes, et ils sont assez bête pour croire en toi, moi je n'y crois plus, je ne crois plus en rien, j'aimerais être sûre, mais je n'y arrive pas non plus. Sans croyance, sans certitude, une existence basée sur l'apparition de révélations qui ne se révèleront pas, mon esprit s'éteint un peu chaque seconde, beaucoup aujourd'hui, complètement demain.
# Posté le dimanche 21 juin 2009 11:06

Fuir le bonheur de peur qu'il se sauve

Fuir le bonheur de peur qu'il se sauve
Une peur panique entre en scène, je te crois disparu, sachant pourtant ta présence quelque part, à travers les murs, loin de tout sauf de moi, mais je ne te trouve plus. L'angoisse dure une éternité, mon corps le sent, moi je réagis, te cherche, guidé par ma nouvelle folie, celle qui te crois parti. L'absurdité du semblé m'était jusque là inconnu, je lui reconnais maintenant une réalité étrangement partagée, entre l'évidence, et l'imaginaire, où l'un n'empêche nullement l'autre, où tout s'accorde et concorde presque jusqu'à ce que la réalité réapparaisse aux contacts des autres, ou plut précisément de l'autre. Un instant volé, une vision floutée, puis cette voix, à la fois hésitante et assurée, vide et sensuelle, qui me ramène à d'autres songes, plus doux à mon corps cette fois. Il aura suffit d'un simple mot pour me réanimer, me prêter une seconde existence que j'avais perdu à trop chercher la liberté, redonner vie à un esprit en divagation, périlleux exercice que tu réussis si bien mon ange. Chose surprenante, et qui m'auras surprise, le toi du présent me ressemblait, par son état négligé, fatigué, à bout, est-ce mal que cela me rassure ? Que je trouve là un réconfort presque jubitatif ? Ma conscience ferait-elle acte de présence dans mon questionnement précédent ? J'en doute, entre le mal et le bien, j'ai choisi le moi, un entre tout dirigé vers vous mon c½ur. Après tout, si vous ne ressemblez plus à rien, vous ressemblez un peu plus à cette histoire, et cela nous rapproche un peu. Un peu mais pas assez.
# Posté le lundi 15 juin 2009 18:58
Modifié le lundi 15 juin 2009 19:08

Esprit faible

Esprit faible
Et s'il n'avait été qu'un mirage, et s'il n'avait vecu que dans mes songes, cela signifie-t-il que cette histoire n'a été qu'illusions ? J'en doute, l'illusion n'est pas dans l'irréalité, mais bien dans ce qui la concrétise, alors ni lui, ni nous n'avons existé autre part que dans moi. L'ivresse d'une nuit d'oublie, qui mêle les passions d'une vie, un soir où la dépendance alcoolisé engage le pas, et celui de la résistance me cède l'inconnu auquel j'aspire désormais. L'obscurité de cette douce rêverie anime en moi les quelques sensations que j'ai appris à refouler, je m'endormirais différemment, une dernière fois, pour lui, puis la matière laissera place à l'esprit dissolue que je suis. Sceptique compte à l'après je fais en sorte qu'il n'apparaisse jamais. Un choix, voilà ce que sera ma chute, contrairement à mon existence.
# Posté le lundi 08 juin 2009 16:06

Je suis foutue. Tu m'as vaincue.

Je suis foutue. Tu m'as vaincue.
Autrefois je vous désirais, ce soir je vous aime. Les choses changent, l'évolution de nos vies était peu probable, le départ ressemblait à une fin, mais l'image projetée n'était pas la bonne, et nous l'avions remarqué. Croire à l'espoir, certes, mais l'espoir de quoi au juste ? Celui de vous, ou celui de nous ? Le doute s'empare de ma raison, il y retrouve ses marques, qu'il n'avait pas vraiment perdu, et l'avenir se floute, comme mes pensées, comme vous, parce que je vous sens angoissé, tant que j'en deviens hystérique, insupportablement moi-même me direz-vous, vous qui me connaissiez si mal, vous qui me croyez autre. Soyons fou, soyons nous, aimez moi, je vais aime déjà. Je m'adresse à vous mon ange, mais pardonnez ma lâcheté, pardonnez moi de ne pas vous le dire à vous, je vous l'écris, c'est plus simple, et j'aime la facilité, ne l'aviez vous pas compris ? Que d'ironie s'empare de mes mots, évidement, c'est là tout l'enjeu d'une histoire comme la notre. Je ne savais rien, je ne sais toujours pas, je ne saurais certainement jamais, mais cela, je l'avais compris à votre premier regard, l'ambigüité vous anime, même si cela nous mine, vous y tenez, je n'y changerais rien. Je n'ai rien changé d'ailleurs, ou du moins, rien à vous, à votre tranquillité, alors même que vous, vous m'avez fait naître, les prestations ne se valent pas, mais vous me valez dans l'entier de ce que je suis devenue.
# Posté le mardi 02 juin 2009 17:21
Modifié le mercredi 03 juin 2009 06:05